Gazéification de biomasse


Toute source organique d'origine animale ou végétale peut être considérée comme de la biomasse.

Ce sont principalement les déchets de bois, déchets alimentaires, les refus agricoles (déchets de cultures ou excédents), les effluents humains (boues de station) ou animaux (fumiers lisiers,...),...

Dans ces conditions les moteurs Stirling sont utilisés pour la récupération de chaleur ou pour la séparation des syngaz.

Le cycle de production de froid par absorption (eau/ammoniac) permet de compléter la récupération d'énergie.

 La gazéification du bois et de la biomasse

Dans son principe, ce procédé est ancien : il était utilisé pendant la deuxième guerre mondiale, quand la pénurie de carburant stimulait l'esprit inventif de chercheurs en quète d'énergies alternatives. Rendu moins polluant et plus performant, la gazéification du bois est désormais utilisée dans les chaudières. Le bois est alors chargé dans la chaudière et s'engouffre peu à peu dans le "gazéifieur" qui le met sous pression et à une température très élevée (700°C), afin qu'il se "transforme" en un gaz riche en monoxyde de carbonne, mais aussi en hydrogène.

Le gaz  créé (appelé Syngaz) est purifié (système cryosgen) et utilisé dans une combustion, comme dans une chaudière à gaz ou un moteur à combustion interne pour chauffer le réseau de chauffage. Il ne reste de la "transformation" que très peu de cendres qui seront collectées par la suite.

Cette technique permet d'utiliser toute la capacité calorifique de la biomasse et donc d'assurer une combustion totale tout en éliminant la majorité des groudrons et des suies.

Le séchage de la biomasse a lieu à des températures allant jusqu'à environ 200 degrés. Car même le bois sec contient encore 15 à 20 % d'eau. Entre 200 et 600 degrés le bois se décompose et se désintègre en différents produits chimiques qui alors se gazéifient. Lorsque ceux-ci s'oxydent au contact de la flamme, la chaleur se libère Cette phase de la combustion est appelée pyrolyse. C'est seulement à des températures de plus de 700 degrés que les gaz difficilement combustibles se gazéifient.

Cryosgen permet de séparer les composants des syngaz: H2 par distilation flash, le méthane et autres alcanes, le CO2, l'azote, l'oxygène, le monoxyde de carbone, etc...

Avec le procédé Cryosgen, toute l'énergie est utilisée, de plus, la purification Cryosgen des gaz permet d'en réinjecter certains à l'état presque pur pour améliorer le processus de gazéification: par exemple le monoxyde de carbone.


 

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